Marion Touboul

BIOGRAPHIE

Marion Touboul est journaliste de formation. Ce métier, cette voyageuse dans l’âme a souhaité l’exercer depuis l’étranger. Attirée par le Proche-Orient, elle prend dès la fin de ses études en 2006 un aller simple pour Amman, en Jordanie. Elle devient la correspondante d’Europe1 et de Libération. Elle se passionne pour cette région qu’elle sillonne, depuis la Palestine jusqu’à la Syrie, afin d’écrire des reportages.

Un an plus tard, Marion Touboul s’installe en Égypte où elle apprend l’arabe et devient la correspondante du journal télévisé d’Arte ainsi que de la Radio Télévision suisse. En 2009, quand éclate l’offensive israélienne ? « Plomb durci  » dans la bande Gaza, elle parvient à se rendre sur place pour témoigner de la catastrophe humanitaire. L’année suivante, elle entreprend avec Françoise Beauguion, photographe, la traversée de l’Iran du nord au sud. Leur goût pour les lieux improbables qui ne font pas la une des journaux les conduit jusqu’au Kurdistan irakien où les deux voyageuses séjournent avec des combattantes du PKK.

Le vif intérêt de Marion Touboul pour les zones instables la conduit ensuite dans la péninsule du Sinaï, en Égypte, où elle rencontre des réfugiés africains en partance pour Israël et fait la connaissance de milieux interlopes. Ce travail, publié dans la revue XXI sous le titre  » Le roi des contrebandiers « , lui vaut d’être sélectionnée en 2011 dans la catégorie  presse  lors du prix Bayeux des reporters de guerre.

Quand éclate le printemps arabe en 2011, Marion Touboul relate jour après jour les événements caméra au poing. La vague révolutionnaire la mène jusqu’en Libye où elle témoigne, là encore pour la chaîne Arte, de l’effervescence du pays avant la chute de Kadhafi.

En 2014, Marion Touboul s’installe en Espagne où elle rejoint l’équipe des correspondants du journal d’Arte. Trois ans plus tard, elle reprend son activité de journaliste mais en tant que reporter indépendante. En 2020, elle est finaliste du prix Albert Londres ainsi que du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre pour son récit  » Dans la tête d’un pilote de drone  » publié dans la revue XXI. Elle s’installe ensuite dans une ferme tarnaise où elle documente l’évolution du monde agricole. Elle publie dans la revue dessinée une enquête sur l’enjeu des technologies High Tech dans l’agriculture (« le futur est dans le pré »). Après avoir vécu quatre ans dans cette ferme, elle vit désormais à Toulouse, où elle s’intéresse à la question de la transmission dans le monde agricole.

BIBLIOGRAPHIE

Second cœur, roman, éditions Le Mot et le Reste, 2024

Amours, voyage dans lintimité des Egyptiens, éditions Transboréal, 2015

La Clameur du monde, Petites confessions sur le reportage et lart de recueillir la parole, éditions Transboréal, 2025

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