RENCONTRES & PROJECTIONS

Caméra au poing, stylo à la main ou verbe haut nos invités sont les témoins de notre monde et de notre temps.

 

Samedi  03 octobre

Salle H. Neveur – Entrée libre


13 h 45 – 14 h 45 ► Projection/ Rencontre « La Doyenne du monde » en présence de Pejan

Durée 26 ‘

Le film raconte l’histoire d’un photographe français qui se rend en Birmanie pour revoir une femme âgée qu’il avait photographiée quelques années auparavant.

Alexandre Sattler est un photographe de voyage. L’une de ses images les plus célèbres est le portrait d’une vieille dame Pa-o. Sur son visage, les rides racontent des histoires de vie, et derrière les marques du temps, une paix surprenante. Alexandre ne savait pas grand-chose d’elle, il ignorait même son nom et son âge, mais dans son cœur, elle était la femme la plus âgée du monde, et il la surnomma « La Doyenne du Monde ». Cinq ans après cette photo, il décida de retourner au Myanmar pour retrouver la Doyenne dans les montagnes de l’État Shan et en apprendre davantage sur son histoire.

 

15 h 15 – 16 h 15 ► Rencontre avec Marion Touboul « La clameur du monde »

Reporter de guerre, correspondant à l ’ étranger, envoyé spécial ? ces métiers fascinent. Parce qu’ils offrent un accès unique aux milieux les plus fermés, aux sphères les plus intimes, aux blessures les plus profondes. Parce qu’ils propulsent leurs protagonistes au cœur du danger et de l’actualité. Parce qu’ils leur permettent de témoigner des circonstances exceptionnelles qui feront l’Histoire.

Si l’écrivain reste libre de sa création, le reporter plonge en effet sa plume dans les plaies de l ’ humanité. Il se doit de respecter une éthique. Mais face à une révolution, à des conflits territoriaux ou à une catastrophe écologique, comment rester un témoin objectif des événements ? Et comment résister à la tentation du militantisme.

Et si, face au flux d’informations permanent, le défi du reporter était, au-delà de la quête d’objectivité, d’imposer sa lenteur afin d’aller sous la surface des choses, dans la fascinante profondeur des réalités sociales et politiques ?

16 h45 – 17 h 45 / 18h ► « Projection Dans les forêts » en présence de Louis-Marie Blanchard

Durée 68 ‘

De la Bretagne aux Pyrénées : Qu’est-ce qu’une forêt ? Peut-on exploiter la forêt de manière écologique ? Quelle place notre société est-elle prête à accorder à la « nature sauvage » ? Quelle est notre relation avec les autres êtres vivants ? Quatre ans de randonnées et d’enquête pour un tour d’horizon et un état des lieux des forêts françaises, de la Bretagne à la Grande Chartreuse, et des Ardennes aux Pyrénées. Avec la participation d’Alain Persuy, Frédéric Bedel, Olivier Roze, Frédéric Beaucher, Marie-Noëlle Payot, Franck Chantriaux, Geoffroy Delorme.

Dimanche 04 octobre

Salle H. Neveur – Entrée libre 

13 h 45 – 14 h 45 ►Rencontre avec Martin Le Roux « L’envers du monde »


Le livre est un récit de voyage de cinq jours en Corée du Nord, présenté sous forme de chapitres quotidiens. Le narrateur, accompagné de son ami Pol, décrit la froideur de Pyongyang, l’omniprésence des statues et drapeaux de Kim, les cadavres embaumés qui semblent « mimer la vie », la neige balayée sur l’autoroute, ainsi que les barbelés et les silences des nuits opaques.
L’auteur met en lumière l’étiolement de la pensée dans une société où tout est contrôlé et feint, et évoque les moments d’inconfort, d’embarras et de peur, mais aussi les rares occasions où les préjugés tombent.
Le récit invite le lecteur à réfléchir sur la différence entre le monde qu’il connaît et l’« envers du nôtre » qu’il découvre.
 


15 h 15 – 16 h 30 ► Projection/Rencontre autour du livre « La dernière cabane avant la forêts »en présence de Didier Guillot

Kirkenes en terre lapone, une équipe en expédition affronte les eaux froides de la mer de Barentz. Où l’hostilité des éléments révèle la grandeur des hommes. Entre terre norvégienne et influence russe, l’équipe découvre avant tout un royaume Sami.
Peuple d’éleveurs de rennes, ici tourné vers la mer. La capitale d’un monde fantastique. La marche devient alors une expédition avec la tentation du mystique.
Le récit bref et intense porté en film avec en toile de fond la beauté contrastée de la Finlande et de la rudesse de son climat.
Un parcours initiatique, point de départ de révélations intérieures…


17 h 00 – 18h 30 ► Conférence/ Rencontre autour du livre « Sur la route de la Pachamama » en présence d’ Angélique Mangon


À 27 ans, Angélique Mangon décide de tout plaquer pour rejoindre l’Amérique du Sud avec une idée en tête : rencontrer des hommes et des femmes qui nourrissent un lien fort à la Terre Mère, la Pachamama. Des Mapuches du Chili, aux Quechua d’Équateur en passant par les Mosetén de Bolivie, elle s’immerge au sein de populations qui perpétuent des traditions millénaires liées à la nature, dans un monde en pleine mutation.

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Marion Touboul

BIOGRAPHIE

Marion Touboul est journaliste de formation. Ce métier, cette voyageuse dans l’âme a souhaité l’exercer depuis l’étranger. Attirée par le Proche-Orient, elle prend dès la fin de ses études en 2006 un aller simple pour Amman, en Jordanie. Elle devient la correspondante d’Europe1 et de Libération. Elle se passionne pour cette région qu’elle sillonne, depuis la Palestine jusqu’à la Syrie, afin d’écrire des reportages.

Un an plus tard, Marion Touboul s’installe en Égypte où elle apprend l’arabe et devient la correspondante du journal télévisé d’Arte ainsi que de la Radio Télévision suisse. En 2009, quand éclate l’offensive israélienne ? « Plomb durci  » dans la bande Gaza, elle parvient à se rendre sur place pour témoigner de la catastrophe humanitaire. L’année suivante, elle entreprend avec Françoise Beauguion, photographe, la traversée de l’Iran du nord au sud. Leur goût pour les lieux improbables qui ne font pas la une des journaux les conduit jusqu’au Kurdistan irakien où les deux voyageuses séjournent avec des combattantes du PKK.

Le vif intérêt de Marion Touboul pour les zones instables la conduit ensuite dans la péninsule du Sinaï, en Égypte, où elle rencontre des réfugiés africains en partance pour Israël et fait la connaissance de milieux interlopes. Ce travail, publié dans la revue XXI sous le titre  » Le roi des contrebandiers « , lui vaut d’être sélectionnée en 2011 dans la catégorie  presse  lors du prix Bayeux des reporters de guerre.

Quand éclate le printemps arabe en 2011, Marion Touboul relate jour après jour les événements caméra au poing. La vague révolutionnaire la mène jusqu’en Libye où elle témoigne, là encore pour la chaîne Arte, de l’effervescence du pays avant la chute de Kadhafi.

En 2014, Marion Touboul s’installe en Espagne où elle rejoint l’équipe des correspondants du journal d’Arte. Trois ans plus tard, elle reprend son activité de journaliste mais en tant que reporter indépendante. En 2020, elle est finaliste du prix Albert Londres ainsi que du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre pour son récit  » Dans la tête d’un pilote de drone  » publié dans la revue XXI. Elle s’installe ensuite dans une ferme tarnaise où elle documente l’évolution du monde agricole. Elle publie dans la revue dessinée une enquête sur l’enjeu des technologies High Tech dans l’agriculture (« le futur est dans le pré »). Après avoir vécu quatre ans dans cette ferme, elle vit désormais à Toulouse, où elle s’intéresse à la question de la transmission dans le monde agricole.

BIBLIOGRAPHIE

Second cœur, roman, éditions Le Mot et le Reste, 2024

Amours, voyage dans l’intimité des Egyptiens, éditions Transboréal, 2015

La Clameur du monde, Petites confessions sur le reportage et l’art de recueillir la parole, éditions Transboréal, 2025

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